Raisons d'investir

D’une superficie de 475 442 km², le Cameroun est situé au cœur de l’Afrique, dans le golfe de Guinée.
Bien qu’ouvert sur 600 km de cote avec l’Atlantique et partageant à l’ouest une longue frontière avec la République fédérale du Nigéria, pays membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Cameroun fait partie des Pays d’Afrique centrale et est délimitée à l’est par 5 (cinq) pays de cette vaste zone économique (Tchad, République centrafricaine, Congo, Gabon et Guinée équatoriale). Il s’agit donc d’un carrefour stratégique privilégié entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.

Cette position géographique exceptionnelle est renforcée par la proximité culturelle avec les communautés anglophone (Nigeria) et francophone (Afrique centrale), qui découle de la connaissance assez large de l’anglais et du français, ses langues officielles.
Son appartenance à la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC) et à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le commerce intracommunautaire permettent au Cameroun de bénéficier d’un marché estimé à plus de 300 000 000 de consommateurs, si l’on en croit le Nigéria, la République démocratique du Congo et le Soudan.

La volonté de l’État du Cameroun de devenir un pays émergent à l’horizon 2035, se traduisent par :

  • Les réformes structurelles de l’économie et des finances publiques qui ont commencé dans les années 90;
  • La mise en place d’un cadre favorable et incitatif aux entreprises;
  • le développement du capital humain par la promotion de la formation des travailleurs et le renforcement des capacités;
  • La priorisation des investissements dans les infrastructures et les secteurs de production;
  • La création et l’utilisation de nouvelles sources de croissance en constituant des pôles de compétitivité;
  • La nécessité permanente d’accélérer la croissance économique afin d’améliorer le bien-être des populations et d’honorer les engagements internationaux.
  • En dépit des défis sécuritaires qu’éprouve le pays, le gouvernement camerounais réussi à maintenir son économie stable ; ce qui rend le Cameroun le pays le plus résilient de l’Afrique centrale.

Les ressources naturelles considérables du Cameroun (climats, reliefs, sols et écosystèmes, raison pour laquelle il est appelé « l’Afrique en miniature ») constituent des atouts indéniables dans la promotion des investissements privés. En effet, le Cameroun présente les avantages suivants :

  • 17 millions d’hectares de forêts exploitables, ce qui fait du Cameroun le deuxième massif forestier d’Afrique. Dans cet espace, 9,7 millions d’hectares de terres sont arables et à peine 19,5% sont occupés (soit environ 1,9 million d’hectares);
  • une population dynamique estimée à 23,25 millions d’habitants en 2017, dont 75% de jeunes de moins de 25 ans;
  • une croissance économique soutenue, avec un taux de croissance annuel moyen de près de 4% depuis 2013;
  • des réformes pour améliorer le climat des affaires et promouvoir l’investissement privé;
  • une économie diversifiée.

La volonté d’améliorer l’attractivité de la destination Cameroun pour les investisseurs a conduit à:

  • La création d’entités dédiées à l’amélioration de l’attractivité de la destination Cameroun, y compris des organismes comme l’Agence de Promotion des Investissements, le Conseil de régulation de la compétitivité, le Cameroon Business Forum, les Centres de formalités pour la création d’entreprises, les guichets uniques du commerce extérieur, etc. ;
  • L’organisation de rencontres internationales telles que la Conférence économique internationale organisée à Yaoundé les 17 et 18 mai 2016, qui a permis au gouvernement, aux autorités locales et régionales et aux hommes d’affaires privés de présenter leurs projets aux bailleurs de fonds ;
  • L’organisation du Cameroon Investment Forum (CIF) par l’Agence de promotion des investissements, avec un marché de l’investissement ;
  • Le renforcement de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances publiques grâce à la création d’institutions de contrôle et de surveillance telles que la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), le Contrôle Supérieur de l’État, la Cour des comptes, l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), etc.

Les actions de promotion de l’initiative privée au Cameroun se sont multipliées depuis les réformes engagées par l’État, comme rappelé plus haut, dans les années 1990. Le potentiel offert par le marché économique du Cameroun et les opportunités d’investissement ont été mis en évidence par la libéralisation de certains secteurs d’activités comme les télécommunications, l’énergie, le transport et la promotion des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’élevage et pêches, les logements sociaux, la protection de l’environnement, etc.. Cette libéralisation a permis l’émergence d’opérateurs privés dans des secteurs comme la téléphonie mobile, les TIC, la production d’électricité, la distribution d’eau, la distribution de produits pétroliers et gaziers, etc.

Cette volonté de développer une économie libérale s’est concrétisée par :

  • La mise en place de plusieurs instruments décisifs tels que l’Agence de promotion des investissements (API) instituée par le décret n ° 2005/310 du 1er septembre 2005, l’Agence de Promotion des PME (APME), la Banque des Petites et Moyennes Entreprises (BC-PME) et l’Agence des Normes et de Qualité (ANOR), entre autres, apportent un appui décisif au déploiement et à la performance des entreprises locales et étrangères ;
  • La signature de divers instruments juridiques prévoyant des incitations spécifiques aux projets d’investissement qui aident à atteindre les objectifs prioritaires du gouvernement. Il s’agit notamment de la loi du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun et ses différents arrêtés d’exécution, notamment celui du 3 juillet 2014 sur la composition du dossier de candidature pour bénéficier des avantages prévus par la loi du 18. Avril 2013 ;
  • La promotion de programmes visant à renforcer l’entreprenariat en général, et notamment chez les jeunes, comme le Programme de promotion de l’entreprenariat auprès des jeunes, lancé par l’Agence camerounaise de promotion des PME (APME) en partenariat avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
  • Etc.

Tous ces atouts parmi d’autres font du Cameroun le pays leader de la Communauté économique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), moteur de l’intégration en Afrique centrale et un « bon risque » pour les investisseurs étrangers.