Profile Secteurs

L’économie camerounaise demeure résiliente un taux de croissance qui s’établit à 4,1 % malgré la conjoncture défavorable observée dans la CEMAC. L’évolution de l’activité est portée par le secteur tertiaire qui contribue pour 2,3 points à la croissance du PIB réel. Les secteurs primaire et secondaire participent chacun pour 0,9 point.

Pour l’année 2016, le PIB du secteur primaire progresse de 6,8 % contre 5,3 % en 2015. Ce secteur représente 15,3 % du PIB et contribue pour 0,9 point à la croissance contre 0,7 point en 2015. Au terme de l’année 2017, son PIB croîtrait de 6,2 %.

LES CULTURES D’EXPORTATION

CACAO

Au lancement de la campagne cacaoyère 2019/2020, l’Office national du cacao et du café a dressé un bilan très positif de la campagne achevée, qui a contribué à 11 % des exportations du pays en 2018. En hausse de 4,2 % par rapport à la saison précédente, la production commercialisée de cacao s’est établie à 264 253 tonnes.
Pour accroître la production, les actions menées ont porté sur : la distribution de7.341.100 plants de cacaoyers ; la création de 276 ha de plantations, 1,5 ha de parcs à bois et 7,5 ha de champs semenciers ; l’entretien et la réhabilitation de 6.118 ha de champs de production, 49,6 ha de champs semenciers et 3,5 ha de parcs à bois ; la distribution de 171.322 cabosses de cacao, 923 090 sachets de fongicides, 74 102 litres d’insecticides et 635 tonnes d’engrais chimiques.

CAFÉS

En 2016, la production de café arabica se chiffre à 7024 tonnes, en hausse de 8 % par rapport à 2015. Celle du café robusta croît de 9,8 % pour s’établir à 29 762 tonnes. La reprise de la production est principalement liée à l’encadrement des producteurs, l’intensification du traite- ment phytosanitaire des plantations et, la promotion de la transformation locale. Les exportations de café robusta reculent de 0,8 % et celles de café arabica de 3 % par rapport à 2015. Par ailleurs, la transformation locale prend de l’ampleur avec une quantité de café transformée de 3 786 tonnes en 2016 contre 448 tonnes en 2015. Cette situation est attribuable à la modernisation de la chaîne de production de l’UCCAO et à l’accroissement de la demande.
Les actions du gouvernement pour accroître la production ont porté sur : la distribution de 2 555 600 plants de caféiers arabica et 854 500 de robusta ; la production de 2 459 216 boutures racinées de robusta et 2 459 216 d’arabica ; la réhabilitation et l’entretien de 17 ha de champs semenciers d’arabica et de 31 ha de parc à bois de robusta ; la distribution de 246 272 sachets de fongicides et 17 875 litres d’insecticides pour le traitement du verger. En 2017, Cameroun a commercialisé 25 315 tonnes de café au cours de la campagne 2017-2018, contre 20 270 tonnes au cours de la campagne 2016-2017. C’est une augmentation de la production nationale commercialisée de près de 20%, en valeur relative.
Selon l’ONCC, la qualité des produits à l’exportation est restée bonne. Car 18 644 tonnes de café robusta ont été soumises au contrôle de la qualité à l’export par 16 exportateurs. Pour ce qui est du café arabica, 82% des volumes ont été contrôlés par trois exportateurs : Olam Cam (38%), NWCA (30%) et Alpine Coffee (14%).

CAOUTCHOUC NATUREL

En 2016, la production de caoutchouc baisse de 12,8 % par rapport à 2015 et se situe à 41 923 tonnes. Cette baisse est principalement liée au vieillissement des arbres et aux conditions climatiques défavorables. Les exportations reculent de 13,4 %. La principale société de la filière, HEVECAM, a investi 13,1 milliards pour le renouvellement des plantations. Les investissements sont financés par un pool de banques locales.
Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, la production du caoutchouc naturel baisse de 11,6 % et les exportations de 4,7 %.

COTON

En 2016, la production de coton graine se chiffre à 258 000 tonnes, en baisse de 11 % par rapport à 2015 ; celle de coton fibre décroit de 14,5 % pour se situer à 91 970 tonnes. Le recul de la production est lié aux conditions climatiques défavorables et à l’insécurité causée par Boko Haram. Les exportations sont en baisse de 14,8 % par rapport à 2015.

Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, la production de coton fibre est en recul de 36,7 % et les exportations en progression de 14,6 %.

Malgré le record atteint de 320 000 tonnes produits au cours de la campagne 2018 – 2019 (une progression de 156 019 tonnes (+22%) par rapport à la précédente saison), le Cameroun connaît des difficultés à triturer (transformer en huile) sa production de coton-graines : une opportunité à saisir dans cette filière.

BANANE D’EXPORTATION

En 2016, la production de la banane d’exportation progresse de 5,1 % par rapport à 2015 pour se situer à 381 525 tonnes. Cette bonne tenue de la production est liée à l’utilisation du matériel végétal amélioré et à l’accroissement des surfaces cultivées. Les investissements réalisés se chiffrent à 25 milliards, en augmentation de 39,7 % par rapport à 2015. Ils sont destinés à l’acquisition des « vitro plants », des engrais, des produits phytosanitaires et des emballages. Les quantités exportées s’accroissent de 4,1 %.
Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, la production croît de 4,3 % et les exportations de 1,6 %.
Toutefois, les exportations de bananes produites au Cameroun ont culminé à 16 641 tonnes au mois de décembre 2019 ; une hausse globale de 1036 tonnes en glissement annuel par rapport aux 15 605 tonnes évalués en décembre 2018.

HUILE DE PALME BRUTE

Pour l’année 2016, la production industrielle d’huile de palme brute recule de 7,2 % par rap- port à 2015 pour se situer à 130 129 tonnes. Cette évolution est attribuable aux conditions climatiques défavorables et au vieillissement des plantations. La Société Camerounaise de Palmeraies SOCAPALM, principale société de la filière, a investi 19,4milliards pour accroître les rendements, renouveler l’outil de production et lut- ter contre la vandalisation des plantations.

Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, la production industrielle d’huile de palme brute progresse de 6,7 %, suite aux investissements réalisés en 2016.
Cette filière note une progression notable dans sa production. Elle passe de 343 000 tonnes en 2014 à 413 000 tonnes en 2018

LES CULTURES VIVRIERES

CÉRÉALES 

Cette filière regroupe principalement le maïs, le mil/sorgho et le riz paddy.

    • MAÏS : En 2016, la production s’établit à 2 101 631 tonnes, en hausse de 1,5 % par rapport à 2015. Pour améliorer la production, les actions menées ont porté sur : la mise en exploitation de 400 ha de champs de production de maïs destiné à la consommation ; la production de 37,7 tonnes de semences de prébase et de 1 181,1 tonnes de semences certifiées. Par ailleurs, pour assurer la sécurité alimentaire des populations, 2 000 tonnes de maïs ont été collectées et stockées dans les magasins. Aujourd’hui, la demande est en forte croissance dans la filière. Elle est estimée à 2,8 millions de tonnes en 2019 pour une production nationale de 2,2 millions de tonnes. Selon le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, les principales contraintes liées à la production de maïs à grande échelle ont trait à l’enclavement des bassins de production, les difficultés d’accès au foncier, le coût élevé des engrais et pesticides, la faible accessibilité aux semences améliorées et une mécanisation insuffisante.
  • MIL/SORGHO : La production de mil/sorgho progresse de 10 % pour atteindre 1 144 992 tonnes en 2016. Cet accroissement est consécutif à l’augmentation des surfaces cultivées et à l’introduction de nouvelles variétés plus résistantes aux changements climatiques. Pour améliorer la production, 25,1 tonnes de semences de prébase et de base et, 60 tonnes de semences certifiées ont été distribuées aux la production de maïs s’établit est en hausse de plus de 1,5 % agriculteurs. En outre, 1 500 tonnes de sorgho ont été conservées au titre de stocks de sécurité. Le Cameroun prévoit un doublement de sa production de sorgho à 2 millions de tonnes d’ici à 2020 . A l’origine de cet intérêt de plus en plus marqué pour la production du sorgho au Cameroun, explique-t-on au ministère de l’Agriculture, les besoins croissants exprimés par des agro-industries, notamment Guinness Cameroon, la filiale locale du groupe Diageo, qui préfère désormais le sorgho à l’orge importée pour la production de ses boissons gazeuses et alcoolisées.
  • RIZ PADDY : En 2016, la production de riz paddy augmente de 12 % pour atteindre 311 674 tonnes. Cette amélioration est consécutive à : la poursuite de la vulgarisation de la culture du riz pluvial ; la production de 923 tonnes de semences de base et de 2 355 tonnes de semences certifiées pour le riz irrigué ; la production de 53 tonnes de semences souches, 798 tonnes de semences de prébase, 962 tonnes de semences de base et 4 182,2 tonnes de semences certifiées pour le riz pluvial ; la distribution de 252,4 tonnes d’engrais chimiques, 2 000 litres d’insecticides et 4 640 litres d’herbicides. Par ailleurs, 600 tonnes de stocks de sécurité ont été constitués. Il est à noter que de 2015 – 2017, le Cameroun a consacré une enveloppe de 508.5 milliards FCFA dans l’importation du riz. Aujourd’hui, l’Api compte contribuer à changer cette tendance afin de réduire sa balance commerciale déficitaire

RACINES ET TUBERCULES

La production de la pomme de terre croît de 11 % et s’établit à 384 429 tonnes. Pour améliorer la production, 625,2 tonnes de semences certifiées ont été produites et 65 tonnes d’engrais chimiques distribuées. La production de l’igname croît de 2,6%. Pour améliorer la production, 35 000 semenceaux à haut rendement ont été fournis, 9 ha de parc à bois entretenus et 3 ha créés. La production de patate douce progresse de 8,9 % et celle de macabo/taro de 2,5 % pour se situer à 426 899 et 1 801 180 tonnes respectivement. Ces hausses sont attribuables à l’utilisation plus accrue des semences améliorées et à un meilleur encadrement des producteurs.

BANANES, FRUITS, LÉGUMES ET LÉGUMINEUSES

Pour l’année 2016, la production de bananes plantains s’est établit à 4 880 305 tonnes, en augmentation de 9 %. Celle de la banane douce a crue de 3,3 % pour se situer à 1 118 769 tonnes. Les actions du gouvernement dans la filière concernent :

  • la production de 1 350 000 plants de bananiers plantains et de 29 540 « vitro plants » ;
  • la création de 6 ha et l’entretien de 18,5 ha de champs semenciers ;
  • la création de 276 ha de champs de production de bananiers plantains.

Les actions menées pour accroître la production des fruits et légumes sont : la distribution de 50 kg de semences « blancs » et 9,2 tonnes de semences certifiées de champignons ; la création de 11 ha champ de manguiers et de citrus. S’agissant des cultures maraîchères, 482 ha de champs ont été créés.
Les productions d’arachides et de haricots sont en hausse respectivement de 2,3 % et 5,2 %. Pour améliorer la production, 5 tonnes de semences de base et 179,3 tonnes de semences certifiées ont été distribuées et, 160 ha de champs semenciers créés.

Le bilan énergétique du Cameroun montre une nette prédominance sources d’énergies renouvelables (biomasse).

Bien que le Cameroun soit un pays producteur de pétrole, la part des produits pétroliers importés dans la consommation nationale a considérablement augmenté entre 1990 et 2000, les importations dépassant la barre des 56% en 2000, avant de retomber en 2003. Les importations de pétrole, qui constituent la totalité les importations énergétiques du pays ont totalisé 2 356 ktep en 2007.

Le bilan énergétique du Cameroun montre une nette prédominance sources d’énergies renouvelables (biomasse). 

Bien que le Cameroun soit un pays producteur de pétrole, la part des produits pétroliers importés dans la consommation nationale a considérablement augmenté entre 1990 et 2000, les importations dépassant la barre des 56% en 2000, avant de retomber en 2003. Les importations de pétrole, qui constituent la totalité les importations énergétiques du pays ont totalisé 2 356 ktep en 2007.

L’Étendu du réseau

L’accès à l’énergie s’est régulièrement amélioré au Cameroun. Les estimations de l’accès urbain suggèrent qu’entre 65% et 88% de la population urbaine a accès à l’électricité. Ainsi, l’accès à l’électricité dans les zones urbaines au Cameroun est plus consistant que dans la plupart des pays africains à faibles, moyens et riches ressources.
Toutefois, ces tendances positives ne s’étendent pas aux zones rurales : seuls 14% environ des ruraux bénéficient d’un accès à l’électricité, soit la moitié du niveau des pays incomparables. L’approvisionnement en électricité est inégalement réparti en raison de la discontinuité du réseau national, ce qui empêche le transfert d’énergie entre les trois réseaux distincts : le Réseau Interconnecté du Nord, le Réseau isolé du l’Est et le Réseau Interconnecté du Sud (SIG).


Energies Renouvelables

Énergie solaire 

Le pays regorge des ressources importantes énergétiques solaires. Dans les parties les plus appropriées, l’irradiance solaire moyenne est estimée à 5,8 kwh / jour / m2, alors que le reste du pays en voit couramment 4,9 kwh / jour / m2. L’énergie solaire est actuellement utilisée dans les systèmes de production distribuée, notamment pour l’alimentation le réseau de télécommunications cellulaires, Cependant, seulement environ 50 installations PV existent actuellement.

Energie éolienne

l’énergie éolienne existe dans le nord du Cameroun et la région du Littoral. Cependant, les vitesses des vents telles que rapportées par les services météorologiques ne sont pas suffisantes pour le développement de projets éoliens.

Énergie biomasse Le Cameroun possède également le troisième potentiel de biomasse en Afrique subsaharienne, avec 25 millions d’hectares de forêts couvrant les trois quarts de son territoire. Cependant, l’utilisation non durable de cette ressource a entraîné une déforestation importante dans tout le pays, avec un taux de déforestation annuel de 200 000 hectares / an et une régénération de seulement 3 000 hectares / an. Les principales utilisations de la biomasse dans le pays comprennent le chauffage et la lumière pour la majorité de la population rurale.

L’utilisation de l’huile de palme pour le biodiesel est également une perspective viable pour le pays. À l’heure actuelle, environ 108 000 hectares de terres sont touchés par la culture du palmier à huile.

L’énergie géothermique

Les sources chaudes se trouvent dans plusieurs zones telles Ngaoundéré, Mt. Cameroun et le Manengoumba, le lac Moundou, etc. Cependant, ce potentiel requiert d’être sérieusement examiné.

Hydroélectricité

Le Cameroun possède le plus grand potentiel hydroélectrique en Afrique subsaharienne. Le potentiel total est estimé à 23 GW, avec un potentiel de production de 103 Twh par an.

La stratégie de développement reste orientée vers : l’amélioration des rendements ; la compétitivité des filières ; la modernisation des infrastructures ; l’encadrement des producteurs ; la gestion durable des ressources naturelles ; ainsi que la recherche et l’innovation.

Projets

Barrage de Lom pangar

  • Localisation : le projet est localisé dans la région de l’Est du Cameroun, à la confluence des rivières Lom et Pangar, à 117 km de Bertoua, sur la route de Deng Deng.
  • Aspect technique : les travaux consistent en la construction d’un réservoir de six milliards de m3 de capacité de stockage : l’implantation d’une usine de pied de 30 mw de puissance pour électrifier la région de l’Est, et une ligne d’évacuation d’énergie de 90 kw de 120 km.
  • Coût du projet : 155 milliards de Francs CFA environ répartis entre l’Etat du Cameroun (20 %) et divers bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux (80 %) : Banque mondiale, AFD, BEI, BAD et BDAC;
  • Mise en service : la mise en eau au barrage à eu lieu en septembre 2015.


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE MEMVE’ELE

  • Localisation : le projet est situé à Nyabizan, petit village de l’arrondissement de Ma’an, département de la vallée du Ntem, région du Sud.
  • Aspect technique : puissance du barrage hydro- électrique : 201 MW avec une productible de 1 140 GWh/an ;
  • Coût du projet : 365 milliards de FCFA financés conjointement par Eximbank, China, la BAD et l’Etat du Cameroun.


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE MEKIN

  • Localisation : le projet est situé sur les rives du fleuve Dja, précisément à la confluence de celui-ci avec les rivières Lobo et Sabe, dans l’arrondissement de Meyomessala, département du Dja-et- Lobo région du Sud.
  • Aspect technique : un barrage hydro-électrique avec à 1 pied une centrale hydroélectrique de 15 MW et une ligne d’évacuation d’énergie de 110 kw sur 33 km le long de Mekin, au lieu-dit Njom Yekombo.
  • Coût du projet : environ 25 milliards de FCFA répartis entre Eximbank China (85 %) et l’Etat du Cameroun (15 %).


LE BARRAGE HYDRO-ÉLECTRIQUE DE NACHTIGAL

  • Localisation : le projet est situé dans la localité de Nachtigal sur le fleuve Sanaga (amont) arrondissement de Ntui, département du Mbam-et-Kim dans la région du Centre.
  • Aspect technique : barrage hydro-électrique de 420 MW de capacité de production énergétique et divers ouvrages connexes.
  • Coût du projet : 410 milliards de FCFA sont nécessaires à Electricité de France (EDF) et des partenaires (SFI et Rio Tinto Alcan) pour développer ce projet.


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE KPEP

  • Localisation : le projet est situé dans le petit village de Kpep sur le fleuve Katsina-Ala, dans la région de Nord-Ouest.
  • Aspect technique : construction d’un barrage hydro-électrique de 475 MW couplé à une centrale électrique et diverses autres infrastructures socio-économiques au bénéfice des populations locales.
  • Coût du projet : 500 milliards de FCFA portés par le groupe britannique Joule Africa qui est appelé à conduire le projet sur le modèle BOT (Build – Operate – Transfert).


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE MENCHUM

  • Localisation : situé sur le fleuve Menchum dans la région du Nord-Ouest.
  • Aspect technique : il s’agit de construire un aménagement hydro-électrique avec une usine de production électrique de 72 MW par l’entrepreneur chinois CWE.
  • Financement : une requête de financement a été introduite par le gouvernement auprès de l’Eximbank de Chine.


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE BANI À WARAK

  • Localisation : localité de Warak, sur la rivière Bini, région de l’Adamaoua
  • Aspect technique : le barrage hydro-électrique aura une usine de production électrique d’une capacité de 75 MW à son pied et une ligne d’évacuation d’énergie de 225 kv.
  • Coût du projet : structuration financière en cours pour une recherche de financement.


L’AMÉNAGEMENT HYDRO-ÉLECTRIQUE DE SONG DONG

  • Localisation : le projet est situé dans la localité de Song Dong sur le fleuve Sanaga, en Sanaga Maritime, région du Littoral.
  • Aspect technique : aménagement hydro-électrique de 280 MW et divers ouvrages connexes pour une injection du courant électrique dans le réseau interconnecté sud (RIS).
  • Financement : la recherche des financements a été lancée auprès du gouvernement chinois.


LA CENTRALE THERMIQUE À GAZ DE LIMBÉ

  • Localisation : Limbé dans la région du Sud-Ouest.
  • Aspect technique : centrale thermique fonctionnant à gaz naturel pour une puissance de production électrique de 315 MW, y compris la ligne d’évacuation d’énergie de 250 kv.
  • Situation actuelle : signature, le 22 avril 2014, d’un protocole d’accord entre le gouvernement du Cameroun et la société française FINAGESTION S.A., partenaire du géant américain General Electric, pour les études, la conception, le finance- ment, la construction et l’exploitation de la centrale (Made Boot). Les diligences, pour ce faire, sont en cours, menées par le partenaire.


LE PROJET SONARA

  • Objectif : extension et modernisation de la raffinerie de la SONARA pour désormais raffiner le brut lourd camerounais.
  • Situation actuelle : la première phase actuellement en cours : extension de la capacité de production et de stockage pour un coût total de 3 000 milliards de FCFA environ. La phase II prévue avant la fin de l’année 2014 (construction d’une unité de conversion, unité hydrogène et unité de soufre) pour un coût de 350 milliards de FCFA.


LE PROJET FIDES GESTION

  • Objectif : construction des parcs solaires photo- voltaïques d’une capacité de 500 MW à travers l’étendue du territoire national.
  • Situation actuelle : 36 kw déjà installés à Meyomessala. Terrassement et construction de clôture achevés sur le site de Maroua, le groupe français FIDES Gestion conduit actuellement l’extension de la phase-pilote de 100 à d’autres localités du pays.


LE PROJET HUAWEI

  • Objectif : construction des mini-centrales solaires photovoltaïques pour l’électrification de 1000 localités rurales du Cameroun.
  • Situation actuelle : porté par la firme chinoise Huawei, ce projet a déjà permis, dans sa phase-pilote, d’installer 409 lampadaires solaires pour l’éclairage public de l’axe Ngousso-université de Soa ainsi que l’intérieur du campus. Cette phase a coûté 1,5 milliard de FCFA suite à un don du gouvernement chinois. La réalisation de la première phase dans les autres régions du Cameroun est en cours, avec un financement de l’Eximbank de Chine.


ELECTRIFICATION RURALE

A côté de l’augmentation de l’offre, l’Etat entreprend aussi des actions visant à améliorer l’accès à l’électricité dans les campagnes. Il y déploie depuis plusieurs années des ressources issues du budget d’investissement public. Mais la tâche est énorme au regard de l’évolution de la demande sur les dix prochaines années. Actuellement, moins de 4 000 localités sont électrifiées sur les 13 000 en moyenne que compte le pays.

Pour améliorer l’accès des populations rurales à l’énergie électrique, 42 localités ont été électrifiées en 2016 sur financement BIP et 09 autres par l’Agence d’électrification rurale (AER). Par ailleurs 63 localités sont en cours d’électrification sur financement BIP et 19 par l’AER. Dans le cadre du projet de développement du secteur de l’énergie, financé par le Cameroun et la Banque mondiale, 27 localités dans le septentrion et 27 dans la région du Nord-Ouest sont en cours d’électrification. En matière d’énergie renouvelable, les travaux de construction de deux minicentrales solaires au Sud-Ouest dans le cadre du projet ERD-RUMPI se poursuivent. Dans le cadre du projet gouvernemental d’électrification de 350 localités par énergie photovoltaïque, la phase 1 concernant l’électrification de 166 localités se poursuit et, le financement de la phase 2 relative aux 184 localités a été sécurisé.

Pour l’année 2016, la croissance de la valeur ajoutée de la branche élevage fut de 4,9 %, en baisse de 2,4 points par rapport à 2015. La valeur ajoutée de la pêche et pisciculture augmente de 4,3 % après 3,1 %.
En 2016, le cheptel bovin croît de 8,7 % pour se situer à 7,5 millions de têtes. La quantité de viande issue des abattages est de 122 732 tonnes contre 112 909 tonnes en 2015. L’augmentation de la production de viande est liée à la construction et l’équipement des abattoirs et aires d’abattage et, à l’intensification de la traçabilité des viandes des-tinées à la consommation.

Pour l’année 2016, la croissance de la valeur ajoutée de la branche élevage fut de 4,9 %, en baisse de 2,4 points par rapport à 2015. La valeur ajoutée de la pêche et pisciculture augmente de 4,3 % après 3,1 %.
En 2016, le cheptel bovin croît de 8,7 % pour se situer à 7,5 millions de têtes. La quantité de viande issue des abattages est de 122 732 tonnes contre 112 909 tonnes en 2015. L’augmentation de la production de viande est liée à la construction et l’équipement des abattoirs et aires d’abattage et, à l’intensification de la traçabilité des viandes des- tinées à la consommation.
Les actions du gouvernement pour accroître le cheptel et assurer une meilleure qualité de la viande se sont poursuivies par : l’intensification des campagnes d’insémination artificielle ; la formation des acteurs de la filière ; la construction des abattoirs industriels et entrepôts frigorifiques ; la promotion de l’embouche bovine à travers la mise en place dans les stations et les caisses de développement de 205,7 ha de surfaces fourra- gères ; le traitement épicutané de 142 838 bêtes en période de transhumance ; la production de 1 609 250 doses de vaccins contre la péripneumonie contagieuse bovine ; la vaccination de 3 366 500 bovins.
Quant à la production de la pêche, elle est estimée en 2016 à 218 191 tonnes, en hausse de 3 %. En matière de développement de la pêche, les actions phares concernent : la construction de 3 halles de vente de poissons, un fumoir et 3 quais ; la lutte contre la pêche illicite, illégale et non déclarée menée en collaboration avec le MINDEF.

POURQUOI INVESTIR DANS CETTE FILIÈRE ?

La filière bovine est une importante niche d’opportunités d’affaires à saisir. Il y a en amont l’approvisionnement en intrants, en équipements et matériels d’élevage, l’amélioration génétique etc. En aval, le transport, la transformation, le conditionnement, le stockage et la distribution, la mise en place et le renforcement des unités d’in- sémination artificielle, des unités industrielles de production de viande (embouche bovine), de transformation (charcuterie), de production d’aliments (fourrage, foin, ensilage, concentrés) et de commercialisation du fourrage, des semences fourragères et de la viande, de vente de bétail sur pied, de tanneries entre autres. L’abattoir industriel de Ngaoundéré Aux investisseurs et opérateurs économiques, de saisir ces nombreuses opportunités

Le gouvernement mène des actions dans le but de renforcer le tissu industriel et d’améliorer la contribution des industries à la croissance. Il s’agit notamment de : la promulgation en décembre 2016 du nouveau code minier ; l’appropriation du nouveau plan directeur d’industrialisation ; la réalisation d’un audit, la réalisation d’un audit, assorti d’un plan de relance de la Société nationale d’investissement.

Le gouvernement mène des actions dans le but de renforcer le tissu industriel et d’améliorer la contribution des industries à la croissance. Il s’agit notamment de : la promulgation en décembre 2016 du nouveau code minier ; l’appropriation du nouveau plan directeur d’industrialisation ; la réalisation d’un audit, la réalisation d’un audit, assorti d’un plan de relance de la Société nationale d’investissement.

LES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES


En 2016, la valeur ajoutée des industries manufacturières s’accroît de 4 % contre 3,1 % en 2015. Ce sous-secteur contribue pour 2 points à la croissance du secteur secondaire contre 1,6 point en 2015. Cette amélioration est soutenue par l’augmentation de 5,4 % de la valeur ajoutée des « autres industries manufacturières ». Le taux de croissance dans les « industries agroalimentaires » est de 2,3 %.
Dans les « industries agroalimentaires », les branches qui soutiennent la croissance sont : « fabrication de produits à base de céréales » (+14,7 %) ; « industries de la viande et du poisson » (+10,4 %) ; « industries du cacao, du café, du thé et du sucre » (+6,9 %). Toutefois, la croissance chute dans les branches « industries du lait, des fruits, des légumes et d’autres produits alimentaires » (-14,6 %) et « industries des corps gras et d’aliments pour animaux » (-6,6 %).
Dans les « autres industries manufacturières », la croissance est soutenue par les branches suivantes : “fabrication d’autres produits minéraux non métalliques” (+18,5 %) ; « fabrication de matériel de transport » (+18,5 %) ; « raffinage de Les Brasseries du Cameroun, Une des plus importante industrie manufacturière du pays pétrole, cokéfaction et industrie nucléaire » (+15,2 %) ; « production de caoutchouc et fabrication d’articles en plastiques » (+9,6 %). Les capacités de production s’accroissent dans trois des quatre cimenteries installées. Par ailleurs, la SONARA a bénéficié des appuis de l’Etat pour le financement du plan d’extension de ses capa- cités de production.

LES INDUSTRIES EXTRACTIVES


En 2016, la valeur ajoutée dans les industries extractives recule de 3,5 %, après un accroisse- ment de 24,8 % en 2015 ;
Pour l’année 2016, la production d’or a enregistrée auprès des sociétés d’exploitation minière artisanale a été de 542,1 kg contre 795,3 kg en 2015. Cette baisse fait suite à la réduction du nombre de poste d’exploitation qui est passé de 129 à 78 ; Le CAPAM (Centre d’Appui et de Promotion des Activités Minières) a canalisé 36,6 kg d’or dans le circuit formel, et rétrocédé 53,4 kg au trésor public. Par ailleurs, l’évaluation des activités d’exploitation d’or a permis de cartographier et de géo-référencier 101 sites d’exploitation actifs dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités dans le secteur minier (PRECASEM), il est prévu de prélever 18 000 échantillons sur les sites miniers afin de réaliser 13 cartes géologiques à l’échelle 1/200 000. Par ailleurs, le renforcement des capacités des acteurs du secteur minier s’est poursuivi à tra- vers des formations.
Au premier semestre 2017, la production d ‘or enregistrée est de 344,7 kg et, le CAPAM a rétrocédé 150,8 kg au trésor public.

L’INDUSTRIE CHIMIQUE


Elle est encore peu développée, de nombreux produits étant importés comme les engrais ou simplement conditionnés sur place (vernis, colles, peintures, détergents).
Le secteur compte néanmoins quelques dizaines d’entreprises et notamment des savonneries, des fabriques de détergents, de parfums, de peintures et quelques laboratoires pharmaceutiques. L’industrie du savon est la plus dynamique et compte diverses entreprises installées à proximité des grandes villes. Le complexe chimique camerounais, (CCC), filiale du groupe Fadil, domine le créneau par une production diversifiée. L’industrie du ciment est traitée dans le chapitre bâtiment et travaux publics.

LES INDUSTRIES MÉCANIQUES ET MÉTALLURGIQUES


Dans le cadre de la construction navale, il faudra désormais compter sur le Cameroun. En effet, le Chantier naval et industriel du Cameroun (CNC) qui s’occupait uniquement jusque-là de la réparation navale a relevé en 2008 le défi de la construction des navires. C’est la concrétisation d’une ambition déclarée en décembre 2003 par le président Paul Biya qui annonçait alors que le temps des grands projets industriels était venu.

L’INDUSTRIE DU TEXTILE ET DU CUIR


Le secteur ne compte que quelques entreprises qui emploient environ 4 000 personnes ainsi que de nombreux artisans, en particulier dans le domaine du cuir, la Cotonnière industrielle du Cameroun, CICAM étant la principale entreprise textile.
Créée en 1963, elle produit en moyenne 7 500 tonnes de filés de coton, 32 millions de mètres de tissu écru et 35 millions mètres de tissu imprimé, la SOUCAM, une filiale de la CICAM, produit du tissu-éponge destiné surtout à l’exportation. En dehors de l’utilisation artisanale, la quasi-totalité du cuir est exportée.
Les industries du textile et du cuir sont fortement concurrencées par les importations de friperie en provenance d’Europe et d’Amérique et par la contrebande des produits fabriqués au Nigeria et en Asie.

Pour l’année 2016, la production d’or enregistrée auprès des sociétés d’exploitation minière artisanale fut de 542,1 kg contre 795,3 kg en 2015. Cette baisse fait suite à la réduction du nombre de postes d’exploitation, qui est passé de 129 à 78. Le CAPAM (Centre d’Appui et de Promotion des Activités Minières) a canalisé 36,6 kg d’or dans le circuit formel, et rétrocédé 53,4 kg au trésor public. Par ailleurs, l’évaluation des activités d’exploitation d’or a permis de cartographier et de géo-référencier 101 sites d’exploitation actifs dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.
Au premier semestre 2017, la production d’or enregistrée est de 344,7 kg et, le CAPAM a rétrocédé 150,8 kg au trésor public.

Pour l’année 2016, la production d’or enregistrée auprès des sociétés d’exploitation minière artisanale fut de 542,1 kg contre 795,3 kg en 2015. Cette baisse fait suite à la réduction du nombre de postes d’exploitation, qui est passé de 129 à 78. Le CAPAM (Centre d’Appui et de Promotion des Activités Minières) a canalisé 36,6 kg d’or dans le circuit formel, et rétrocédé 53,4 kg au trésor public. Par ailleurs, l’évaluation des activités d’exploitation d’or a permis de cartographier et de géo-référencier 101 sites d’exploitation actifs dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.

Au premier semestre 2017, la production d’or enregistrée est de 344,7 kg et, le CAPAM a rétrocédé 150,8 kg au trésor public.

GISEMENTS MINIERS EXPLOITÉS

Il y en a trois principalement :

  • Le calcaire de Figuil 600 000 tonnes, permis d’exploitation délivré à CIMENCAM ;
  • Les carrières de marbre de Bidzar et Biou 4 000 tonnes de chaux, 2 000 tonnes de carreaux ;
  • La pouzzolane.

GISEMENTS MINIERS NON EXPLOITES

NICKEL – COBALT – MANGANÈSE DE LOMIÉ

  • Production annuelle envisagée : 4 160 tonnes de cobalt, 3 280 tonnes de nickel, 45 000 tonnes de manganèse ;
  • Réserves évaluées dans la zone d’exploitation, Nkamouna : 54,7 millions de tonnes ;
  • Coût de projet : 615 millions de dollars ;
  • Emplois directs 800 ;
  • Emplois indirects 400

FER DE MBALAM

  • Réserves : non encore totalement évaluées ; actuellement les estimations sont de l’ordre de 200 millions de tonnes de fer riche et 1,2 milliards de fer pauvre ;
  • Cadence d’exploitation envisagée : 40 millions de tonnes par an ;
  • Coût du projet, cinq milliards de dollars
  • Emplois envisagés : 3 000 emplois directs.

BAUXITE DE MINIM-MARTAP ET DE NGAOUNDAL

  • Réserves : plus de 754 millions de tonnes
  • Certification des réserves pour étude de faisabilité en cours ;
  • Coût estimatif du projet : 5 à 6 milliards de dollars ;
  • Emplois envisagés : 2 500 à 3 000 emplois directs. Réserves évaluées à 420 millions de carats

DIAMANT DE MOBILONG

  • Réserves évaluées à 420 millions de carats (estimation géologique) ;
  • Investissement prévu : 1 milliard de dollars sur 25 ans ;
  • Emplois envisagés : 4 000 emplois directs

URANIUM DE POLI

  • Réserves estimées : 13 125 tonnes à Poli et 11 000 tonnes dans la région de Lolodorf.

RUTILE D’AKONOLINGA

  • Réserves estimées : 3 millions de tonnes ;
  • Réserves certifiées par SERAK 760 000 tonnes.

PROJET DE FER DE KRIBI

  • Permis de recherche pour certification récemment attribué à Sinosteel Cameroon, 67 permis de recherche attribués

En 2016, la production de pétrole brut s’établit à 33,7 millions de barils contre 34,9 millions en 2015. Cette diminution s’explique notamment par le déclin de la production des champs pétroliers matures.
Au premier semestre 2017, la production de pétrole brut est évaluée à 14,6 millions de barils, en baisse de 18,9 % en glissement annuel. Au terme de l’année, elle recule de 14,2 % pour se situer à 28,9 millions de barils. Les travaux d’exploration réalisés dans le bassin du Rio del Rey ont permis de découvrir des réserves additionnelles estimées à 24,5 millions de barils.

PÉTROLE BRUT

En 2016, la production de pétrole brut s’établit à 33,7 millions de barils contre 34,9 millions en 2015. Cette diminution s’explique notamment par le déclin de la production des champs pétroliers matures.
Au premier semestre 2017, la production de pétrole brut est évaluée à 14,6 millions de barils, en baisse de 18,9 % en glissement annuel. Au terme de l’année, elle recule de 14,2 % pour se situer à 28,9 millions de barils. Les travaux d’exploration réalisés dans le bassin du Rio del Rey ont permis de découvrir des réserves additionnelles estimées à 24,5 millions de barils.

GAZ NATUREL

En 2016, la production de gaz naturel reste quasi-stable à 12,6 milliards de pieds cube. Les livraisons de gaz naturel aux industries sont en hausse de 22 % par rapport à l’année précédente. Au premier semestre 2017, la production de gaz naturel est de 6,9 milliards de pieds cube, en progression de 7,8 % comparativement à la même période de 2016.
Le projet FLNG d’installation d’une usine flottante de liquéfaction de gaz naturel au large de Kribi, par la SNH se poursuit. Les travaux de conversion du navire y afférant sont achevés. L’arrivée du bateau usine est prévue pour septembre et les premières exportations sont attendues pour le mois de novembre. L’extension du centre de traitement de gaz de Bipaga est réalisée à 91 %.

PRODUITS PÉTROLIERS AVALS

En 2016, la production des produits pétroliers blancs est de 1 360 150 tonnes métriques, en hausse de 1,7 % par rapport à 2015. Par produit, on enregistre des accroissements respectifs de 3,5 % pour le super, 2,8 % pour le kérosène et 0,2 % pour le gasoil. La production du fuel croît de 15,8 %, alors que celles du butane et du distillat baissent respectivement de 5,8 % et 1,1 %.

Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, la production des produits pétroliers baisse, à cause de l’arrêt des activités de la SONARA pendant trois mois pour restructurer la chaîne de production. Au terme de l’année, la production des produits blancs pourrait croître de 39,6 % pour se situer à 1 898 582 tonnes métriques. Productions de produits pétroliers (en tonnes métriques).

En 2016, les mises à la consommation de super et de fuel 1500 sont respectivement en hausse de 2,5 % et 4,2 % par rapport à 2015 ; celles du gasoil, du jet A1, du pétrole lampant et du fuel 3 500 baissent respectivement de 1,9 %, 4 %, 0,7 % et 70 %. L’approvisionnement du marché national en gaz domestique est évalué à 92 661 tonnes métriques, dont 70 805 tonnes importées. Les quantités de gaz domestique consommées s’élèvent à 93 922 tonnes métriques, en progression de 0,5 % par rapport à 2015. Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, hormis le gaz domestique, les quantités consommées des produits pétroliers avals sont en baisse. Cette évolution fait suite à la conjoncture économique défavorable observée dans la sous- région. La production nationale de gaz domestique se chiffre à 835 tonnes métriques, en chute de 92,8 % par rapport à la même période de 2016. Les importations croissent de 52,9 % et les quantités consommées de 9,2 %.

Le Cameroun est le deuxième massif forestier d’Afrique. La superficie forestière du pays est évaluée à 22 millions d’hectares, soit 46,3 % du territoire national. La superficie exploitable représente 79,6 % et est constituée des aires protégées et des forêts de production. Les actions du gouvernement demeurent axées sur :
  • L’aménagement et le renouvellement de la ressource forestière ;
  • La sécurisation et la valorisation des ressources fauniques des aires protégées ;
  • La valorisation des ressources forestières ligneuses et non ligneuses.

L’artisanat camerounais s’inscrit dans le cadre de la petite et moyenne entreprise. Il présente la caractéristique d’être l’expression de la richesse culturelle du pays et la marque d’un savoir-faire exceptionnel hérité du passé et qui se transmet de génération en génération. Ainsi, le Cameroun compte près de 35 000 artisans répartis dans les 10 régions du pays, regroupé dans une quarantaine d’organisations et pas loin de 300 groupes et associations. La structure faîtière du secteur, c’est le corps national des artisans du Cameroun. L’artisanat se subdivise au Cameroun en trois secteurs, à savoir : l’artisanat d’art ; l’artisanat de production et l’artisanat de service. et cet artisanat se subdivise en plusieurs types d’activités, notamment :

  • la sculpture du bois ;
  • la sculpture du bronze ;
  • le travail de la céramique ;
  • le travail du cuir…

PLACE DE L’ARTISANAT DANS L’ECONOMIE

Le Cameroun est réputé pour la richesse et la qualité de son artisanat. La diversité humaine et culturelle ainsi que les poids des traditions influencent profondément la polyvalence du savoir-faire artisanal.
Les activités liées à l’artisanat relèvent générale- ment de l’informel. En l’absence de données chiffrées, il est difficile d’évaluer le poids qu’il représente dans l’économie nationale.

BRANCHES ET PRODUITS ARTISANAUX

L’artisanat regroupe plusieurs types d’activités selon les régions et les traditions. On peut ainsi distinguer :

  • Le travail du bronze : c’est la spécialité du pays bamoun. Les célèbres masques et statues sont réputés dans le monde entier ;
  • Le travail du cuir dans les provinces septentrionales du pays avec les grands centres à Garoua et Maroua. La production qui est très variée (sacs, ceintures, chaussures, sandales, poufs etc.) est écoulée dans les marchés spécialisés ou autres ;
  • Le travail sur bois : il est surtout localisé dans l’Ouest et le Nord-Ouest. Les principaux produits sont les masques, les statues, les panneaux et lits sculptés etc. ;
  • Le raphia et fibres naturelles dans le Centre, le Sud, l’Ouest et le Nord-Ouest ;
  • Les vêtements traditionnels notamment dans le Grand-Nord, l’Ouest et le Nord-Ouest.

LES VILLES TRADITIONNELLEMENT LIÉES À L’ARTISANAT

Bien que l’artisanat soit pratiqué sur tout le territoire national, certaines localités se singularisent par la maîtrise d’un savoir-faire spécifique. Ainsi en est-il de la ville de Maroua pour les articles en cuir et la tannerie ; de la ville de Foumban pour les objets en bronze et cuivre ; de la ville de Bamenda et Bafoussam pour les sculptures sur bois, les objets en fibres végétales (raphia), en bambou et les costumes traditionnels.

S’étendant sur plus de 1 200 kilomètres du nord au sud, le Cameroun se situe au cœur des régions géographiques de l’Afrique occidentale, centrale et septentrionale. Il possède un relief extraordinairement contrasté où alternent hautes et basses terres, une variété de climats, de paysages et d’espèces animales peu communes.

La végétation camerounaise est un condensé de celle de l’Afrique. On y trouve la forêt, la savane et la steppe sous différentes formes. C’est un véritable “concentré d’Afrique”, dans un triangle de 4785 000 km2, que le visiteur découvre émerveillé la faune et la flore sont particulièrement riches avec 409 espèces différentes de mammifères, 143 de reptiles, 849 d’oiseaux et 190 d’amphibiens.

Les aires protégées couvrent une superficie totale de 4 551 990 hectares dont 7 parcs nationaux 7 réserves de faune, 27 zones cynégétiques, 1 sanctuaire et 3 jardins zoologiques.

Malgré ce riche potentiel, les résultats du tourisme camerounais restent à parfaire. Selon le Bloom Consulting Brand Ranking, le Cameroun est classé 25e dans le monde. Par rapport au classement de 2014, il a gagné trois places. En 2016, la valeur ajoutée de la branche “restaurants et hôtels” progresse de 6,8 % contre 2,2 % en 2015. Le nombre de touristes accueillis au Cameroun est estimé à 1 093 000 contre 996 000 en 2015.

AUGMENTATION DE LA CAPACITÉ D’ACCUEIL

Le pays dispose de 699 établissements hôteliers classés, d’une capacité d’accueil de 18 675 chambres, 597 suites, et 460 appartements. Ce nombre est en augmentation de 5,9 % par rapport à 2015. Cette évolution s’explique principalement par les effets de l’organisation de la CAN féminine. Selon l’enquête de conjoncture du MINFI de 2016, le nombre des nuitées augmente de 2,2 %.
La commission technique nationale des établissements de tourisme a autorisé 74 constructions d’hôtels. En outre, elle a octroyé 129 autorisations d’ouverture, dont 70 pour les hôtels, 19 pour les restaurants, 27 pour les établissements de loisirs et 13 pour les agences de voyage. Par ailleurs, elle a accordé 12 agréments de guide de tourisme.

Au premier semestre 2017, le nombre de nuitées est pratiquement stable par rapport à la même période de 2016. Le taux moyen d’occupation des chambres est en diminution de 1,1 point et se situe à 55,3 %. La commission technique nationale des établissements de tourisme a autorisé 38 constructions d’hôtels. Elle a également octroyé 53 autorisations d’ouverture, dont 25 pour les hôtels, 10 pour les restaurants, 9 pour les établissements de loisirs et 9 pour les agences de voyage. En outre, elle a accordé 7 agréments de guide de tourisme.

PRINCIPALES CATEGORIES DE TOURISME

La richesse du produit touristique repose sur de nombreuses attractions grâce à la diversité des ressources touristiques. Les variétés naturelles, humaines et culturelles se combinent pour favoriser la pratique de diverses formes de tourisme tout au long de l’année.

LE TOURISME DE SAFARI-PHOTO ET DE CHASSE

Le Cameroun compte sept parcs nationaux dont le plus célèbre et le mieux aménagé est celui de Waza. Ces parcs sont riches en espèces animales représentatives de la faune africaine : éléphants, buffles, antilopes, hippopotames, gorilles etc. Si la chasse est interdite dans les parcs nationaux, il existe par ailleurs quatorze zones de chasse comportant plus de 500 km de pistes entretenues. La chasse est ouverte de décembre à mai dans le strict respect de la convention sur la protection des espèces menacées.

LE TOURISME CULTUREL

Le Cameroun est une mosaïque de près de 250 ethnies aux coutumes et traditions différentes. Le tourisme peut ainsi goûter à la diversité présente dans l’architecture traditionnelle : le folklore, la religion, la cuisine, l’artisanat etc. Le patrimoine historique est également riche avec des monuments et vestiges du triple héritage colonial allemand, français et anglais.

LE TOURISME DE MONTAGNE

La chaîne montagneuse de l’Ouest offre un environnement adapté avec le Mont Cameroun qui culmine à plus de 4 070 m, le Mont Manengouba à la charnière du Littoral et du Sud- Ouest et le Centre climatique de Dschang bâti sur un plateau s’élevant à 1 800 m. Il existe des sources thermales dans l’Adamaoua.
LE TOURISME BALNÉAIRE
Le Littoral largement ouvert sur l’Atlantique avec ses 400 km de côtes est propice au tourisme balnéaire sur les plages naturelles de Kribi et Limbé, dans les mangroves et chutes se jetant directement dans la mer.

L’ÉCOTOURISME

Il s’effectue dans des sites et aires protégés comme le parc national de Korup qui recèle des espèces végétales vieilles de plusieurs millions d’années, la réserve du Dja, patrimoine mondial de l’Humanité, le Mont-Cameroun avec sa flore très rare et les sites fossiles du Mayo-Rey.

LE TOURISME D’AFFAIRES

Grâce à la qualité des infrastructures d’accueil, aéroports internationaux, palais des congrès, hôtel de classe internationale, les villes de Yaoundé et Douala accueillent chaque année des congrès importants fréquentés par des hommes d’affaires et des personnalités officiels venus des quatre coins du monde.

LE TOURISME SPORTIF

Hormis le football qui a fait la réputation du Cameroun, d’autres sports liés au tourisme se développent : pêche au gros au large de Douala, terrains de golf à Yaoundé et Tiko, ascension annuelle du Mont-Cameroun sans oublier les clubs équestres de Yaoundé, Douala et Garoua.

PREVISIONS DU SECTEUR TOURISTIQUE

En 2010, l’industrie du tourisme a généré plus de 90 milliards de F, 572 728 touristes ont été recensés par le ministère du Tourisme (MINTOUR).
Ils ont rapporté au Cameroun 28,64 milliards de F CFA en termes de droits de visas ; 2,66 milliards de F pour ce qui est des recettes issues des timbres d’aéroports et des impôts ; et autres taxes ont produit 59,142 milliards de F. La part estimée de l’industrie du tourisme dans l’économie nationale en 2010 est de 3 %. D’ici 2015, le ministère du Tourisme envisage un million de touristes qui vont rapporter au Cameroun près de 129 milliards de F. Pour la même période, il situe jusqu’à 8 %, l’évolution de la contribution du tourisme au produit intérieur brut (PIB) du pays. Il s’agit, en effet, d’un secteur porteur de beaucoup d’espoir.
Le tourisme peut contribuer grandement à équilibrer la balance des paiements du Cameroun, actuellement déficitaire. Il est une source remarquable de croissance économique, générateur de devises, créateur d’emplois, facilitateur de développement (éclosion des PME locales) et d’attraction des investissements directs étrangers. C’est une activité majeure dans les échanges mondiaux. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le secteur du tourisme au Cameroun compte plus de 9 000 entreprises.
Ces entreprises génèrent 60 000 emplois directs, pour une moyenne de 360 000 emplois indirects. Et la manne d’opportunités demeure.
Le tourisme recouvre, en effet, une diversité de métiers et d’activités qui se répartissent en quatre grandes catégories : l’hébergement, la restauration, l’organisation et la vente de voyages ou de séjours et le transport. Le développement d’une industrie touristique de qualité permettra entre autres de valoriser les matières premières et d’améliorer les exportations. Les estimations en 2035 prévoient plus de 400 milliards de F, générés par 5 millions de touristes. 250 milliards de F de recettes seront ainsi issus des droits de visas, 23 milliards de F des timbres d’aéroports et environ 133 milliards de F des impôts et autres taxes versées par les entreprises du secteur. Mais ces entre- prises doivent au préalable voir le jour et proposer des produits de qualité, adaptés aux besoins de l’heure. Une meilleure présence des tour-opérateurs sur la toile est, par exemple, nécessaire.
Le boom longtemps annoncé de l’industrie du tourisme au Cameroun pourrait enfin se produire.

Ce secteur est en fort développement au Cameroun et les principaux marchés porteurs concernent : les télécommunications mobiles, la numérisation des entreprises et les équipements en infrastructures. En 2016, le chiffre d’affaires des télécommunications se situe à 543,4 milliards, en augmentation de 1,6 % par rapport à 2015. Le nombre d’abonnés au téléphone s’élève à 20 657 519, en hausse de 16,9 %. Les abonnés au téléphone mobile s’accroissent de 17,5 % et ceux au téléphone fixe de 7,9 %.
Les investissements réalisés dans la branche portent sur la poursuite du déploiement de la fibre optique dans les chefs-lieux de région. Par ailleurs, le développement des services de télécommunications se poursuit dans les zones périurbaines, rurales et frontalières.

L’économie numérique s’appréhende sur une triple dimension à savoir : le développement des infrastructures des communications électroniques large bande, de l’informatique et de l’électronique ; les activités de la nouvelle économie assises sur l’infrastructure large bande et l’internet ; la transformation des activités existantes par l’intégration de l’usage des TIC.

En 2016, le linéaire de fibre optique est de 12 000 km sur le réseau de transport et de 307 km sur le réseau d’accès. Par ailleurs, deux points d’échange Internet sont installés à Yaoundé et à Douala. Le taux de pénétration global d’internet se situe à 11 %. 

Au premier semestre 2017 et en glissement annuel, le chiffre d’affaires s’accroît de 7,2 % et le nombre d’abonnés de 5,7 %. Au terme de l’année, le chiffre d’affaires croîtrait de 1,5 % et le nombre d’abonnés à 3,5 %.