Coopérations

LE CAMEROUN ET L’UNION AFRICAINE

Membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le Cameroun a ratifié le 9 novembre 2003, l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA).
Le Cameroun s’implique beaucoup dans les actions de l’Union africaine visant à promouvoir la paix et la sécurité en Afrique Le Cameroun s’implique également beaucoup dans les actions de l’Union africaine visant à promouvoir la paix et la sécurité en Afrique. Les fruits de cet engagement sont perceptibles. 

LA CEEAC

Le Cameroun est membre de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) créée le 18 octobre 1983 à Libreville (Gabon), en application des recommandations du plan d’action de Lagos (Nigeria) d’avril 1980, relatives à l’établissement graduel d’un marché commun africain. Les autres membres de la CEEAC sont : l’Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RCA, la RDC, Sao Tome et Principe, le Tchad.
L’un des chevaux de bataille de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est de favoriser la libre circulation des personnes au sein de son espace, un combat qui est loin d’être gagné.
Par ailleurs, il est attendu de certains Etats-membres de ratifier ou d’adhérer à la convention de coopération et d’entraide judiciaire entre les Etats-membres de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC); de ratifier ou d’adhérer à l’accord de coopération en matière de police criminelle ; de créer systématiquement des couloirs d’entrées CEEAC dans les aéroports et postes frontaliers et les rendre opérationnels ; de communiquer entre eux, et au secrétariat général, leurs actes légaux et réglementaires nationaux relatifs aux postes frontaliers homologués.

LA CEMAC

Les chefs d’Etats de l’ex-zone UDEAC, (Union Douanière des Etats d’Afrique Centrale), en signant en 1994 à N’djamena le traité de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale inauguraient un nouveau concept d’intégration économique. Par le biais de deux unions, l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) et l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), les Etats membres entendaient passer d’une situation de coopération à un processus accéléré d’intégration économique et monétaire. Divers textes ont complété le traité de 1994 dans les domaines institutionnels, juridique et communautaire. La CEMAC qui regroupe six Etats de la sous- région (Cameroun, Tchad, RCA, Guinée Equatoriale, Gabon, Congo Brazzaville), se propose non seulement de renforcer l’intégration économique entre ces pays mais aussi de favoriser la circulation des hommes et des biens au sein de cet espace. Pour ce faire, la communauté dispose d’une unité monétaire commune (le Franc CFA d’Afrique Centrale) dont l’émission a été confiée à la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC) qui a son siège à Yaoundé. La BEAC, en liaison avec les différentes agences nationales, conduit la politique monétaire et émet la monnaie qui a cours légal et pouvoir libératoire dans la zone CEMAC. Elle contrôle les opérations de change avec l’extérieur et veille au bon fonctionnement des systèmes de paiement. Le Franc CFA est rattaché, par l’intermédiaire du trésor français, à l’Euro avec lequel il jouit d’une parité fixe.

LE CAMEROUN ET LA FRANCOPHONIE

Dans le cadre de sa politique d’ouverture sur le plan international, le Cameroun, membre associé de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) depuis 1975, est devenu depuis le 19 novembre 1991 membre à part entière de la grande famille francophone.
Depuis lors, le Cameroun entretient une coopération suivie avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans les domaines politique, économique, social, culturel et technique. Sur le plan politique, contrairement aux autres pays francophones d’Afrique, le Cameroun a adhéré relativement tard à la Francophonie. Cette évolution s’explique par des raisons de politique intérieure et d’équilibre entre les deux grandes communautés linguistiques nationales (anglophone et francophone).

LE CAMEROUN ET LE COMMONWEALTH

Le partenariat politique entre le Cameroun et le Commonwealth est fondé sur le souci partagé du Commonwealth et des autorités nationales d’imprégner nos réformes politiques de l’esprit des dispositions de la déclaration de Harare de 1991, qui pourrait se résumer en deux points :
la démocratie, basée sur le principe de la séparation des pouvoirs ;
le respect des droits humains et des libertés.

L’éthique du Commonwealth d’un partenariat constructif s’est illustrée par son implication étroite au processus national de démocratisation. Ainsi, des équipes d’observateurs électoraux du Commonwealth ont pris part à la plupart des élections tenues au Cameroun depuis 1995 : législatives de 1997, présidentielles de 2004 et 2011, doubles scrutins législatifs et municipaux de 2002, 2007 et du 30 septembre 2013.
Dans cet élan, le chef de l’Etat, Paul Biya, a créé le 14 décembre 2002 la commission présidentielle Cameroun/Commonwealth sur les réformes politiques, en réponse à la désignation d’un envoyé spécial du secrétaire général du Commonwealth au Cameroun.

LE CAMEROUN ET L’ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE ISLAMIQUE

Le Cameroun a adhéré à l’OCI lors de la 5e session de la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères (CIMAE) qui s’est tenue à Kuala-Lumpur, en Malaisie, du 21 au 25 juin 1974. Depuis cette adhésion, les deux parties ont développé des relations de coopérations multiformes, dans les domaines politique, économique, culturel, juridique.
La création en décembre 1997 par le chef de l’Etat du poste de ministre délégué chargé des relations avec le Monde islamique et la participation remarquée de cette personnalité à la 24e CIMAE tenue à Doha (Qatar) a permis de donner une vigueur nouvelle à la coopération avec l’OCI.

RELATIONS AVEC LE FMI ET LA BANQUE MONDIALE

Après avoir su faire face pendant de longues années à la difficile conjoncture économique internationale, le Cameroun est confronté dès 2014 à un double défi : la baisse des prix des matières premières, en particulier le pétrole et les menaces sécuritaires. Une situation qui conduit notamment au ralentissement de la croissance du Cameroun, au rétrécissement de ses marges budgétaires et extérieures et à l’augmentation rapide de sa dette publique.
Pour faire face à cette difficile situation, Yaoundé va recourir au Fonds Monétaire International (FMI). Le 26 juin 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) approuve un accord triennal au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) en faveur du Cameroun d’un montant de 483 millions de DTS (environ 666,2 millions de dollars et 175% de la quote-part du Cameroun) pour accompagner le programme de réformes économiques et financières du pays. Le programme appuyé par la FEC a pour vocation d’aider le Cameroun à rétablir la viabilité extérieure et budgétaire et à jeter les bases d’une croissance durable tirée par le secteur privé.
Outre l’approbation de l’accord, un décaissement équivalent à 124,2 millions de DTS (environ 171,3 millions de dollars) sera immédiatement mis à la disposition du Cameroun. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme et son décaissement sera subordonné à des revues semestrielles.
Pour corriger les déséquilibres budgétaire et extérieur, les autorités camerounaises devront réaliser un travail soutenu et équilibré d’assainissement budgétaire fondé sur une augmentation des recettes non pétrolières, une hiérarchisation des projets d’investissement public qui se révèlent porteurs en termes de croissance et une rationalisation des dépenses courantes, tout en protégeant les dépenses sociales. Le programme budgétaire des autorités camerounaises s’appuie sur de vastes réformes structurelles dans la mobilisation des recettes et la gestion des finances publiques, afin de renforcer davantage la mobilisation de recettes non pétrolières, d’accroître l’efficience de la dépense et de maîtriser les risques budgétaires.
Les autorités de Yaoundé sont déterminées à renforcer la compétitivité du Cameroun et son potentiel de croissance à moyen terme, dans le droit fil de leur stratégie visant à atteindre l’émergence à l’horizon 2035. L’achèvement des grands projets d’infrastructures d’énergie et de transport contribuera à doper l’investissement du secteur privé, la création d’emplois et la diversification de l’économie, et il va de pair avec des réformes complémentaires destinées à préserver la stabilité financière, à élargir l’accès à la finance et à améliorer le climat des affaires.
La réussite du programme du Cameroun dépendra aussi de la mise en œuvre de politiques et réformes d’accompagnement par les institutions régionales.

RELATIONS AVEC L’ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE
L’importance du commerce extérieur, et en parti- culier des exportations (bananes, cacao, coton, caoutchouc, café, bois,) pour l’économie du Cameroun, justifie que Yaoundé ait établi des relations avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dont les règles régissent le commerce mondial. Depuis 1995, différents contacts ont eu lieu entre Yaoundé et l’organisation afin de mettre en conformité la législation camerounaise avec les règles de l’OMC.
La libéralisation de l’économie poursuivie depuis une dizaine d’années et le retrait subséquent de l’Etat de divers secteurs d’activités a rapproché les conditions prévalant au Cameroun des exigences de la globalisation des échanges. Toutefois, nombreux sont ceux qui pensent que la fixation des cours des produits de base qui constituent l’essentiel des exportations africaines et les subventions accordées à l’agriculture des pays développés faussent le jeu des échanges et pénalisent les pays comme le Cameroun.

RAPPORTS AVEC L’AGENCE MULTILATÉRALE DE GARANTIE DES INVESTISSEMENTS
Le Cameroun a signé avec différents pays des accords de garantie des investissements. Au nombre de ceux-ci, on peut citer la France, le Luxembourg, l’Allemagne, les Pays Bas, la Suisse, l’Italie, la Chine, la Roumanie et la Belgique. Outre ces accords bilatéraux, Yaoundé a conclu en 1999 avec l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) un accord cadre aux termes duquel cette institution apporte au Cameroun son assistance technique. Cette coopération renforce les garanties apportées à titre bilatéral. Elle vise à encourager les investissements à des fins productives, accompagnant ainsi l’action de la Banque Mondiale et de ses filiales.
A cet effet l’Agence délivre des garanties, y compris par les opérations de coassurances et de réassurances contre les risques non commerciaux pour les investissements d’Etats membres dans un autre pays membre. Elle contribue par des activités complémentaires appropriées, à promouvoir le flux d’investissement vers et entre les Etats membres en développement.
L’AMGI a effectué un diagnostic de la Société Nationale d’Investissement (SNI). Le plan d’action qui a été approuvé, a d’abord consisté à l’examen d’un cadre institutionnel. L’AMGI apporte à la SNI son assistance pour l’amélioration de sa politique de communication. Le Cameroun tire de son adhésion à l’AMGI des avantages certains. L’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements est une institution qui donne sa caution aux investisseurs étrangers désireux de s’installer dans le pays. L’AMGI apporte son aide à la SNI en matière de promotion des investissements.
Sa garantie couvre les risques politiques : les guerres civiles ainsi que les nationalisations des entreprises. Elle pourra aider à faire connaître les potentialités d’investissements et de partenariats qui existent au Cameroun.

COOPÉRATION AVEC L’UNION EUROPÉENNE
Historiquement rattaché aux pays européens, le Cameroun a toujours entretenu des relations importantes et diversifiées avec la Communauté Economique Européenne (CEE), devenue par la suite Union Européenne (UE). Ces relations sont anciennes et variées, il convient de rappeler que c’est à Yaoundé qu’ont été scellés les premiers accords d’associations des Etats ACP avec la CEE (Yaoundé 1 : 1963/69). C’est encore dans la capitale camerounaise qu’ont été signés les accords de Yaoundé II (1969/75) qui ont apporté aux Etats ACP et en particulier au Cameroun une aide importante dans une multitude de domaines.
Les accords suivants (de Lomé 1 à Lomé V) ont élargi et amplifié les interventions de la CEE. En ce qui concerne le Cameroun, ses produits comme ceux des autres pays ACP, bénéficient d’un accès libre au marché européen. Pour certains produits (comme la banane), cet accès est limité à des contingents précis. L’Union Européenne est de loin le principal partenaire commercial du Cameroun. La coopération européenne qui s’ajoute à la coopération bilatérale avec les membres de l’Union, tient également une place importante dans les relations de ce type que Yaoundé entretient avec l’extérieur.
Pour ne citer que les principaux domaines de cette coopération, elle concerne les infrastructures de communication, les équipements sociaux (santé, éducation), l’industrialisation (à travers la Banque Européenne d’Investissement et le cdi), l’appui aux actions de privatisation, la restructuration des filières café et cacao, le développe- ment du monde rural (programmes de développement locaux et transferts stabex).
Les transferts STABEX sont devenus, ces dernières années, un instrument de coopération important. Ils ont permis de compenser les pertes de recettes sur les exportations de café, cacao et de bananes, touchées par les fluctuations des cours sur les marchés mondiaux. La coopération avec l’Union Européenne s’est également étendue à la politique d’ajustement structurel, ses interventions étant coordonnées avec celles du FMI et de la Banque Mondiale.

185 MILLIARDS POUR LE ONZIÈME FED

Tenant compte des exigences de lutte contre la pauvreté consignées dans le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) conformément aux recommandations de consensus européen sur le développement, le Cameroun a choisi d’orienter prioritairement les ressources de l’enveloppe A du 11eme FED (période 2014- 2020) d’un montant indicatif de 185 milliards de FCFA vers deux domaines de concentration qui sont :
La gouvernance (respect des droits de l’homme, promotion de la démocratie, croissance inclusive) ;
Le développement rural.
Les deux domaines ont pour leitmotiv : rendre la vie meilleure pour les Camerounais. Mais c’est le second point d’ancrage, le monde paysan, qui consommera le gros du budget : 63 % du total. L’objectif dans ce domaine est de participer à l’équilibrage du développement du territoire et de l’inscrire dans la durée. Il y sera aussi question de croissance économique inclusive ; ce qui signifie prosaïquement que l’UE se souciera de poser des actes qui permettront aux plus humbles de ressentir dans leur quotidien le changement social et économique provoqué par les pro- grammes mis en œuvre.
C’est le 28 octobre 2014 que Emmanuel Nganou Djoumessi, alors ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et l’ambassadeur Françoise Collet au nom de l’Union européenne (UE), ont signé à Yaoundé, le cadre indicatif dans lequel devra s’exécuter, de 2014 à 2020, le 11e Fonds européen de développement (FED). Le financement de ce programme de 185 milliards de FCFA consenti par Bruxelles au profit de Yaoundé s’inscrit dans le sillage de ce qu’a déjà fait le FED au Cameroun, complète les programmes nationaux et bilatéraux de coopération, tout en s’imbriquant dans les actions similaires de l’UE en Afrique centrale.

ACCORD DE PARTENARIAT ECONOMIQUE


Réunis en décembre 2012 à Malabo en Guinée équatoriale, à l’occasion de leur 7e sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) ont appelé à une redéfinition de la relation ACP-Union européenne (UE). La pomme de discorde ce sont les accords de partenariat économique (APE) avec l’UE, puis les enjeux commerciaux.
Les accords de partenariat économique (APE) sont des accords commerciaux visant à développer le libre-échange entre l’Union européenne et les pays ACP. Ils prévoient, notamment, la suppression immédiate des droits de douane sur les produits originaires des pays signataires entrant dans l’UE, et la suppression progressive des droits de douanes sur les produits originaires de l’Union européenne lors de leur entrée dans les pays signataires. Pour les pays ACP, les règles commerciales sont déloyales et on y observe deux poids, deux mesures. Les industries moins avancées d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ne seront pas capables de rivaliser avec l’Europe et de nouvelles industries ne pourront pas se développer. Ceci mettra les économies de ces pays à rude épreuve. Ainsi, l’emploi et l’avenir de millions de pauvres seront mis en danger. Ces accords estiment les pays ACP, doivent être révisés sur un modèle de coopération gagnant-gagnant.
En attendant, quelques pays dont le Cameroun ont signé un APE intérimaire. Cependant, toutes les régions ACP continuent de mener des négociations pour des accords complets régionaux équitables pour tous. Et alors même que les ACP n’y voient pas encore clair, l’UE a fixé au 4 août 2016 la date d’entrée en vigueur de l’accord conclu avec le Cameroun. Une pression que dénoncent les ACP, craignant de voir les plus pauvres d’entre eux pénalisés.

FRANCE-CAMEROUN


Excellentes au plan politique et diplomatique, les relations entre Paris et Yaoundé ont été marquées ces onze dernières années aux plans économique et social par la mise en œuvre réussie du contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Ce contrat est né de l’initiative en faveur des pays pauvres et très endettés. Selon les accords passés, le montant de la dette à rembourser par le Cameroun à la France est directement restitué sous la forme de subvention mobilisable pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le premier C2D du Cameroun a été signé le 22 juin 2006. Il est mis en œuvre depuis 2017. C’est un bon partenariat financier qui devrait couvrir un montant de dette supérieur à 5 milliards d’euros, soit environ 3275 milliards de FCFA.
En 2017, soit dix ans après le début de la mise en œuvre, il est apparu que le C2D a mobilisé la somme de 966 milliards de francs pour financer l’amélioration de conditions de vie des populations. Sur la liste des secteurs ciblés par les ressources dégagées sur le Contrat de Désendettement et de Développement, figurent au premier rang l’éducation, la santé, les infra- structures urbaines et rurales, l’agriculture, l’environnement et les forêts, la recherche, la culture, le développement rural et la formation professionnelle. Dans les 10 régions du Cameroun, on répertorie près de 500 salles de classes construites, et plus de 200 autres réhabilitées et équipées, 37200 instituteurs contractualisés, des chèques santé et des kids obstétricaux mis en place pour les femmes enceintes. A ces bons points du C2D, il faut ajouter le financement de l’échangeur place de la région à Yaoundé et du deuxième pont sur le Wouri à Douala.
Au plan du développement rural, les mécanismes du C2D ont fortement financé le Programme National de Développement Participatif (PNDP) pour accompagner les collectivités territoriales décentralisées dans le processus de décentralisation au Cameroun. Présent aujourd’hui dans toutes les communes du pays, le PNDP, grâce aux fonds C2D, a financé environ 4000 micro- projets dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’hydraulique et des pistes rurales.

CHINE-CAMEROUN


Depuis l’établissement des relations diplomatiques sino-camerounaises il y a 47 ans, les relations d’amitié et de coopération entre la Chine et le Cameroun se développent à pas sûrs et comptabilisent de nombreux acquis. Ainsi, outre les multiples dons en matériel ou sous forme de subventions et les nombreux crédits sans intérêts ou à des taux préférentiels, on relève des réalisations chinoises d’envergure qui garantissent à cette coopération une visibilité certaine :
Le Palais des Congrès de Yaoundé
Le Barrage hydroélectrique de Lagdo : inauguré le 29 novembre 1986 par le Président Paul Biya.
L’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé : inauguré le 28 mars 2002 par le Chef de l’Etat, S.E. Paul Biya.
L’Ecole Publique de Mvomeka’a : inaugurée en octobre 2007. Deux écoles ont été construites à Nanga Eboko et à Guider.
Le Palais polyvalant des Sports de Yaoundé : inauguré le 19 juin 2009 par le Président Paul Biya.
L’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala, inauguré le 17 novembre 2015 par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Philémon Yang.
La Chine est à l’heure actuelle le premier partenaire commercial du Cameroun et le Cameroun est le deuxième grand bénéficiaire africain du financement chinois. En 2015, par exemple, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a atteint 2,6 milliards de dollars américains, soit un peu plus de 1510,15 milliards de FCFA. La plupart de ces projets ont été négociés au cours des six visites effectuées en Chine par le Président Paul Biya depuis son accession à la magistrature suprême en 1982.
Selon la CNUCED, entre 2000 et 2014, le Cameroun a capté 2750 milliards de FCFA d’investissements directs étranger (IDE), dont 1850 milliards de FCFA provenant de la Chine. Ce qui représente environ 67% des IDE au Cameroun, faisant ainsi de la Chine le premier investisseur au Cameroun (selon la Direction de la Coopération du Ministère camerounais de l’Economie). Les autres IDE provenaient des pays tels que la France, les Etats-Unis, le Nigeria.
Après avoir obtenu tous les projets d’infrastructures d’envergure dans le pays (construction du port en eau profonde de Kribi ; des barrages de Lom Pangar, Memve’élé et Mekin ; pose de la fibre optique ; travaux de construction des autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Nsimalen), la Chine se renforce dans le secteur minier au Cameroun, où elle est présente depuis quelques années à travers Sinosteel, qui développe le projet de fer des Mamelles de Kribi, dans la région du Sud. Le Premier Ministre camerounais a signé, le 13 juillet 2015, un arrêté portant « création, organisation et fonctionnement de la Commission spéciale ad hoc de sélection d’une entreprise chinoise pour la construction du chemin de fer du terminal minéralier du projet Mbalam et de la mise en œuvre du plan de développement de la boucle minière du Dja ».
Les importations camerounaises en provenance de Chine se composent principalement de produits informatiques, électroniques et optiques et de produits textiles et cuir.

ÉTATS-UNIES-CAMEROUN


Ancienne et diversifiée, la coopération entre le Cameroun et les Etats-Unis a été intensifiée à l’occasion du premier sommet Afrique-Etats-Unis organisé en août 2014 à l’initiative du président Barack Obama. Les assises auxquelles a pris part le président Paul Biya ont permis de relever une convergence de vues entre Yaoundé et Washington sur de nombreux sujets d’intérêt commun.
Inséparables, la paix et la sécurité sont considérées par les deux pays comme des préalables incontournables, le socle de toute véritable poli- tique de développement et de progrès social. Sur ces questions cruciales, Yaoundé et Washington sont totalement en phase. Ce qui explique et justifie une coopération soutenue entre les deux parties dans ces domaines. Avec comme point d’orgue, la contribution américaine à la formation de militaires camerounais notamment dans les secteurs de la lutte contre le banditisme, de la sécurité maritime, ainsi que dans les opérations de maintien de la paix.
En matière de démocratie et de gouvernance, il convient de relever que le Cameroun s’est investi depuis des années sous l’impulsion du président Paul Biya dans le chantier de l’enracinement de la démocratie et de la consolidation de l’Etat de droit. Un processus caractérisé par une modernisation constante des institutions, une meilleure prise en compte des droits de l’homme, un perfectionne- ment du système électoral, une lutte acharnée et sans relâche contre la corruption et les auteurs d’actes portant atteinte à la fortune publique.
Dans ce registre, la création et la mise en œuvre il y a peu d’une juridiction nouvelle, le Tribunal criminel spécial (TCS) a suscité un intérêt certain, côté américain, pour cette opération « mains propres » qui vise à restaurer le culte du respect de la chose publique. Avec déjà des résultats probants.
De même, l’entrée en scène de l’organe indépendant en charge de l’organisation, du contrôle et de la supervision des élections, ELECAM, a suscité une profonde décrispation politique dans le triangle national. Ces avancées démocratiques palpables ont contribué à dissiper bien des malentendus, à aplanir des divergences entre Yaoundé et Washington. Dans cette mouvance s’inscrit la visite en février 2012 à Yaoundé de Mme Eileen Chamberlain Donahoe, représentante des Etats-Unis auprès du Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme à Genève.
Dans le secteur du commerce et des investissements, même si le volume des échanges entre le Cameroun et les Etats-Unis connaît une tendance haussière depuis 2011, il se situe cependant en deçà du potentiel des deux économies. L’un des principaux handicaps étant le nombre limité de produits échangés : cacao, bois, tabac, pétrole. En cause également, un climat des affaires pas suffisamment attractif selon la partie américaine qui plaide constamment pour une simplification des procédures administratives. Mais il y a aussi l’extrême complexité du marché américain et ses normes. Malgré tout on note une présence relativement importante d’intérêts économiques américains au Cameroun dont la compagnie minière Geovic solidement implantée dans la région de l’Est avec un investissement de quelques milliards de dollars.

CAMEROUN – NIGERIA


Leader économique et pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria partage avec le Cameroun, une frontière d’environ 1700 km. Ce qui passe dans l’une des pays ne saurait laisser l’autre indifférent d’où la relation particulière qui lie les deux pays, une relation faite de hauts et de bas. Depuis l’accession au pouvoir à Abuja du président Mohammadu Buhari en mai 2015, la coopération entre le Cameroun et le Nigeria est passée à la vitesse supérieure. En témoignent la multiplication des rencontres entre les deux chefs d’Etat depuis cette date.
Quelques mois après sa prestation de serment le président Muhammadu Buhari a effectué une visite d’amitié et de travail au Cameroun du 29 au 30 juillet 2015. Répondant à une invitation de son homologue, le chef de l’Etat camerounais a effectué du 3 au 4 mai 2016 une visite d’Etat au Nigeria. Paul Biya est retourné à Abuja quelques jours après, pour prendre part le 14 mai 2016 au 2e sommet régional sur la sécurité au Nigeria et dans les pays voisins. Des assises qui ont permis de réaffirmer la nécessité d’intensifier la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram et l’urgence d’associer la riposte militaire au développement.

ACCORDS BILATERAUX USUELS
Comme tout Etat souverain, le Cameroun a conclu avec ses partenaires internationaux divers accords ou conventions touchant une grande variété de domaines. Par commodité, ils peuvent être regroupés sous le vocable d’accords bilatéraux. Il va de soi que leur objet et leur contenu varient suivant le partenaire. Ils sont négociés sous l’égide du ministère des Relations extérieures avec le concours, lorsque le sujet l’exige, des ministères techniques.
Les plus courants sont les accords de circulation des personnes. Ils définissent les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants des pays contractants. Un régime particulier est accordé aux nationaux des pays de la sous-région d’Afrique centrale qui sont dispensés de visas. Les accords consulaires traitent de la protection des personnes et des biens des ressortissants étrangers vivant au Cameroun et réciproquement. Il existe une vingtaine de consulats étrangers au Cameroun.
Des accords de siège qui autorisent les organisations internationales gouvernementales ou non-gouvernementales à ouvrir des représentations au Cameroun ont été conclus avec bon nombre d’entre-elles. Ils leur permettent de bénéficier de certaines facilités et dans quelques cas de statut diplomatique.
Les accords de coopération constituent une catégorie particulière d’accords. Ils concernent en général l’aide qu’un pays développé est en mesure d’accorder à un partenaire moins nanti.